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INTRODUCTION
LA REFORME
DANS L'HISTOIRE
La première réforme

Après le premier siècle l’église s’éteint. L’église devint de plus en plus séculière et vide de l’Esprit, et cela fut à son apogée sous l’ère Constantin. Constantin était l’Empereur Romain qui, après être devenu chrétien au début de l’an 300, fit du Christianisme la religion officielle de Rome. Cette « légalisation » du Christianisme devint l’élément qui fit entrer l’Eglise et le monde dans la période des ténèbres (ou l’Age des ténèbres).

James Rutz écrit : « Une chose curieuse arriva sur le chemin du millénaire : Au 4ème siècle, les roues de l’Eglise tombèrent… juste après 300 après J.-C., l’église fit la plus grosse erreur de son histoire et s’écroula. Le coup de grâce se produisit en l’an 313, quand l’Empereur Constantin I publia l’Edit de Milan qui toléra officiellement l’Eglise et mit fin aux persécutions… vers l’an 400, seulement 87 ans plus tard, l’Empire Romain était passé de moins de 4 % de Chrétiens à 80 % de Chrétiens…et sans aucune conversion ! Tous les principaux problèmes de l’Eglise d'aujourd’hui, autres que le péché, peuvent être retracés au travers des 1700 dernières année, quand l’Eglise devint une audience. »

Pendant l’Age des ténèbres, depuis la fin du 4ème siècle jusqu’au 14ème siècle, l’église devint de plus en plus religieuse et institutionnalisée, c'est de là qu'émergea l’Eglise Catholique Romaine avec son Pape, sa Mariologie et toutes ses doctrines et traditions. Le prototype de l’Age des ténèbres était une Eglise qui ne ressemble en aucun point à celle qui a éclaté aux yeux du monde lors du jour de la Pentecôte. « L’église nouveau-née, aussi vulnérable que n’importe quel enfant humain, n’ayant ni argent, ni influence ou puissance dans le sens ordinaire du terme, s’exposant joyeusement et courageusement à gagner le monde païen pour Dieu par Christ. La jeune Eglise, comme chaque jeune être, est attractive dans sa simplicité et son cœur uni. Nous voyons ici l’Eglise dans sa première jeunesse, vaillante et inaltérée – un corps d’hommes et de femmes ordinaires unis dans un lien indestructible jamais vu auparavant sur la terre. »

L’Eglise de l’Age des ténèbres n’était plus le Corps de Christ, mais le lieu de luttes du pouvoir, de politique, d’oppression, de profit financier sur le dos du croyant simple trompé par les abus suivants :

Abus de la parole
« Il est aussi incontestable qu’une connaissance des écritures dans le vernaculaire (langage local), surtout par des hommes et des femmes sans instruction a toujours été considéré comme un signe d’une tendance hérétique. "La troisième cause de l’hérésie", dit un inquisiteur autrichien, écrivant au sujet de la fin du 13 siècle," est qu’ils traduisent l’Ancien et le Nouveau Testament dans la langue vulgaire ; et ainsi ils apprennent et enseignent. J’ai entendu et vu un certain clown qui répétait le livre de Job mot à mot et d’autres qui connaissaient le Nouveau Testament parfaitement." Une étude faite pour y voir clair semble nous conduire à la conclusion que les dirigeants de l’Eglise médiévale regardaient la connaissance des Ecritures en vernaculaire avec une sérieuse suspicion… »

Abus du pouvoir
« Nenni c’est vous qui faites erreur quand vous supposez que le Seigneur établit des tirants sur son peuple pour les gouverner au plaisir, quand Il transmit une telle autorité sur ceux qu’Il envoya pour répandre l’Evangile. Votre erreur se tient ici, c’est-à-dire, en ne reflétant pas que leur autorité, avant qu’ils en soient investis, était circonscrite dans certaines limites. Nous admettons, par conséquent, que… les pasteurs doivent être écoutés comme Christ Lui-même, mais ils doivent être des pasteurs qui exécutent l’office qui leur a été confié. Et cet office, nous le maintenons, n’est pas de présomptueusement introduire tout ce que leur propre plaisir a idiotement conçu. Nous maintenons que le Pontife Romain (le Pape), avec toute sa horde de pseudo évêques, qui se sont saisis de l’office du pasteur, sont des loups féroces, dont leur seule étude jusqu’à présent, a été de séparer et de piétiner le royaume de Christ, le remplissant de ruine et de dévastation. Encore moins sommes- nous les premiers à s’en plaindre… car l’iniquité a atteint son paroxysme, et maintenant ces prélats de l’ombre (dirigeant d’églises), par qui vous croyez que l’Eglise se tient ou périt, et par qui nous disons qu’elle a été cruellement mutilée et amenée au bord même de la destruction, ne peuvent porter ni leur vice ni la cure de ceux- ci.»

Abus de l’argent
« Sous votre nom le plus distingué, des indulgences papales sont offertes partout dans le pays pour la construction de Saint-Pierre. Maintenant, Je ne me plains pas tant du charlatanisme des prédicateurs… mais je déplore la grande incompréhension parmi le peuple qui vient de ces prédicateurs et qui est répandue partout parmi la population. Avec évidence les pauvres âmes croient que par l’achat des lettres d’indulgences elles sont alors assurées de leur salut. Elles sont également convaincues que les âmes échappent au purgatoire aussitôt qu’elles ont placé une contribution dans le coffre. De plus, elles prétendent que la grâce obtenue au travers des indulgences est tellement et complètement réelle qu’il n’y a aucun péché, peu importe sa magnitude, qui ne peut être pardonné, même si (comme elles le disent) quelqu’un violerait la Mère de Dieu… Finalement, elles croient que l’homme est exempté de toutes pénalités et de toutes condamnations par ces indulgences. Oh grand Dieu ! Les âmes engagées à ton service, père excellent, sont donc dirigées vers la mort…C’est pourquoi je suis entré en dispute ; Qui est, que j’ai provoqué tout le peuple, les grands, la moyenne classe, les médiocres à me haïr complètement, en tout cas autant que cela pourrait être manigancé et fait par ces hommes qui ont un si grand zèle pour l’argent (Oh non, j’aurais dû dire pour les âmes !). Depuis que ces « aimables » personnes ne peuvent réfuter ce que j’ai dit, ils s’arment eux-mêmes de la plus grande ruse et font prétendre que j’ai violé l’autorité papale par mes thèses. »
« Les prédicateurs, par des sermons quotidiens ou des hymnes et des processions, urgent le peuple, avec des célébrations extravagantes du taureau/merde du Pape, à acheter des lettres d’indulgences pour leur propre bénéfice, et en même temps jouent de leur sympathie envers leurs connaissances et amis partisans qu’ils libéreront certainement de leurs souffrances dans le purgatoire" dès que les pièces tinteront dans la caisse". »
« La théologie confuse et vague du pardon de la dernière période médiévale donna du poids à la suggestion suivante : il était possible d’acheter le pardon des péchés et de procurer la rémission des pénalités du purgatoire par l’achat d’indulgences. En d’autres mots, les pénalités éternelles résultants d’actions pécheresses pouvaient être réduites, sinon éliminées, par le paiement d’une somme d’argent appropriée à l’autorité ecclésiastique appropriée. Ainsi le Cardinal Albrecht de Brandenburg s’arrangea pour accumuler une rémission des peines du purgatoire calculée à un total de 39'245'120 années…Le pouvoir et le revenu de beaucoup d'établissements ecclésiastiques et de leurs patrons étaient en fait liés à la continuité de pratiques et de croyances semblables. »

Abus des personnes
Tout ce qui précède conduit à l’abus et au mauvais usage des personnes dans l’Eglise. Un des grands cris de ralliement de la Réforme a été le sacerdoce de tous les croyants qui enseigna que ce n’était pas une classe spéciale de gens qui avait accès à Dieu mais tous ceux qui étaient croyants.

Martin Luther
Dans ce système courbé et tordu de l’intérieur, appelé Eglise, Dieu envoya Martin Luther. Le 31 Octobre 1517, Martin Luther, étant moine lui-même, clouta 95 thèses sur sa porte de chapelle espérant initier un dialogue concernant les points traités dans celles-ci. Au lieu de cela, la Première Réforme était allumée, étant catalysé par la vérité  « le juste vivra par la foi ». Cette déclaration devint le cri de ralliement pour la première Réforme remettant en question le système d’indulgences et la variété des autres moyens que l’Eglise Catholique avait établi pour que les gens aient un rapport correct avec Dieu.

Pendant que la première réforme devint bientôt un mouvement de grande portée et une réalité de nature diverse, les premières figures historiques qui la conduirent furent Martin Luther, Jean Calvin et Ulrich Zwingli. Luther était le plus franc et passa la majorité de sa vie à se cacher des autorités légales alors qu’il écrivait de la littérature de Réforme.
Références
James Rutz. The Open Church (The SeedSowers, Auburn, MA: 1992), p. 8, 11.
J. B. Phillips. The Young Church In Action, (The MacMillan Company, NY: 1957), p. vii.
T. M. Lindsay. History of the Reformation, Vol. 1, (T & T Clark, Edinburgh: 1906), p. 148.
John Calvin [Ed, John Olin]. A Reformation Debate, (Grand Rapids, MI: Baker Book House, 1966), pp. 75- 78.
Martin Luther. Luther’s Works, Vol. 1., (Philadelphia: Fortress Press, 1963), pp. 44ff, and 68ff.
Phillip Schaff. History of the Christian Church, Vol. 7, (Peabody, MA: Hendrickson Publishers, 1888), p. 152.
Alistar McGrath. Reformation Thought, (Cambridge, MA: Blackwell Publishers, Inc., 1988), p. 103.
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LA PREMIERE REFORME