La Réforme de Sainteté (1735-1905)
Le mouvement/réforme de sainteté a été initié par le travail de John et Charles Wesley au milieu des années 1700 (18ème siècle), il commença en Angleterre et se déplaça aux Etats-Unis au tout début des années 1900 (20ème siècle). Il y eut deux phases de ce mouvement, le premier directement connecté à John Wesley produit l’Eglise Méthodiste et le second un mouvement qui se sépara de cette Eglise vers l’Eglise de la sainteté.
Wesley était un prêtre anglican qui devint insatisfait du niveau de la poursuite de Dieu et de la sainteté avec sa propre vie et l’Eglise. L’Eglise Anglicane était la version anglaise de la « Counter-Reformation » qui se produisit au-dedans de l’Eglise Catholique et eu pour résultat la Réforme. « Après avoir obtenu un Bachelor et un Master à Oxford, le jeune Wesley entra dans les ordres Anglicans en 1728 à l’insistance de son père. Puis en tant que jeune de 25 ans il commença un programme de lecture religieuse afin de définir ses propres convictions. »
Wesley alla en Géorgie pour prêcher parmi les Indiens en 1735 et revint avec un immense échec de n’avoir réussi à convertir ni eu ni lui-même ! Dans son journal il s’exclame : « Je suis allé en Amérique pour convertir les Indiens ; mais Oh ! qui me convertira...» Cependant, ce fut pendant un de ces voyages que Wesley rencontra quelques Frères de l’Eglise Moravienne, un reste de l’Eglise Anabaptiste en Moravie. [Moravie, en tchèque Morava, région géographique et historique formant la partie orientale de la République tchèque depuis son indépendance effective le 1er janvier 1993.]
En 1738, Wesley a rejoint la communauté Moravienne pour une saison et a été fortement impacté par ce qu’il a vu en eux, qu’ils étaient « sauvés de l’intérieur aussi bien que de l’extérieur »
L’Eglise de ce jour était constituée de l’Eglise Catholique Romaine, l’Eglise Anglicane, l’Eglise Réformée (Calvin), l’Eglise Luthérienne, l’Eglise Baptiste et d’un reste de l’Eglise Anabaptiste. La plupart de ces Eglises ont été institutionnalisées depuis la Réforme, et la grande persécution des Anabaptistes les a marginalisées.
Les méthodes « d’église » de Wesley ont été suivies et l’Eglise Méthodiste est née et transplantée en Amérique en 1766, formellement organisé en 1784. « Nous croyons que le dessin de Dieu dans l’élévation des prédicateurs, appelés Méthodistes en Amérique, est de réformer le continent et d’étendre la sainteté scripturaire (biblique) au travers de ces territoires. »
Du milieu à la fin des années 1800 (19ème siècle), il s’éleva un mouvement au sein de l’Eglise Méthodiste qui appela à un retour au message de sainteté de Wesley qui, lorsque l’Eglise officielle Méthodiste s'y opposa, éclata en dizaines de « Saintes» dénominations. « Les défenseurs de la sainteté devinrent moins loyaux à l’Eglise (l’Eglise Méthodiste organisée), et les défenseurs de la sainteté devinrent moins loyaux à la doctrine de la sainteté… Pendant la dernière décennie du siècle (les années 1890), l’Eglise Méthodiste a formé le corps le plus large des Protestants dans la nation… sur quatre millions… ceux qui quittèrent les églises Méthodiste a partir des saintes dénominations n'étaient pas plus de 100’000 ». Les Eglises de Dieu, les Nazaréens, l’Alliance Missionnaire Chrétienne d’autres sont tous nés en tant qu'Eglises de Sainteté sorties de l’Eglise Méthodiste.
Les points centraux de la réforme
« Sainteté » a été un terme utilisé pour décrire une rencontre radicale avec le Dieu qui était ultérieur et distinct de la conversion et du baptême d’eau, il a été appelé « seconde bénédiction », « sanctification », « perfection » et plus tard « baptême de feu » et « baptême d’esprit », un « accueil du Saint-Esprit ». « …Il impliqua deux phases séparées d’expérience pour le croyant ; la première, la conversion ou justification et la seconde, la perfection chrétienne ou sanctification. Dans la première expérience, le pénitent était pardonné pour ses péchés actuels, en devenant chrétien mais conservant un résidu de péché au-dedans. Ce reste inné de péché était le résultat de la chute d’Adam et l’on doit faire avec par une « seconde bénédiction »…Cette expérience purifiait le croyant du « péché intérieur » et lui donnait un « amour parfait » pour Dieu et l’homme.
La Sainteté déclarait qu’il y avait plus pour Dieu que la conversion, mais qu’il y avait une rencontre intime après la conversion qui s’occupait de la tendance à pécher…La Sainteté enseigne le besoin d’être « sauvé » et « sanctifié ». Cette attente et promesse d’une rencontre radicale et intime avec Dieu suivant la conversion conduisait au réveil « camps de rencontres » dans lesquels hommes et femmes recherchaient la seconde bénédiction libérant la sanctification.
« Beaucoup étaient en train de soupirer et de gémir pour le pardon pendant que d’autres étaient en train de supplier Dieu, avec de grandes pleures et de grandes larmes pour les sauver du reste de leurs péchés innés et pour les sanctifiés tout entiers… Certains auraient été saisis de tremblements, et dans quelques rares moments tombèrent au sol comme s'ils étaient morts ; pendant que d’autres s’embrassaient les uns les autres avec les yeux ruisselants, et tous étaient perdus dans des émerveillements, amour et adoration… quelques-uns pleuraient de chagrin pendant que d’autres criaient de joie, donc il était difficile de distinguer un cri d’un autre. De temps en temps la congrégation aurait « élevé un grand cri» qui pouvait être entendu à des kilomètres à la ronde.
Les grandes campagnes de prédication tells que celles de Finney, balayèrent l’Amérique dans la fin des années 1800, en commençant par la Virginie mais trouvant sa plus grande acceptation et sa plus grande libération dans les états pionniers du Midwest comme le Kentucky, l’Iowa et le Texas. Après la guerre civile, les états du sud s’ouvrirent au message de la Sainteté et des réveils se propagèrent aussi au travers de ces états.
La Sainteté à l’intérieur devait être révélée à l’extérieur et conduire à une claire définition des règles extérieures pour ceux qui ont été sanctifiés. « De grands accents ont été mit sur l’habillement et "l’amusement mondain…Irwin et ses prédicateurs déclaraient qu’ils préféraient plutôt avoir un serpent à sonnettes autour de leurs cous qu’une cravate"». malgré le légalisme extrême de certains des prédicateurs de la sainteté, la présence de la sainteté pratique mène à l’élévation de beaucoup d’évènements sociaux comme l’abolition de l’esclavage, le droit de vote des femmes, l’antialcoolisme, etc.
Persécutions
La première libération du Méthodiste et de la Sainteté fut libérée en Amérique, une nation si réservée contre l'état de persécution des désaccords religieux, les persécutions n’étaient pas tant physiques qu’émotionnelles, relationnelles et sociales. « Puisque l’Eglise Méthodiste du Sud avait déclaré la guerre contre le mouvement de la sainteté… Crumpler entra dans des conflits avec ses supérieurs dans l’Eglise. En octobre 1899 la conférence annuelle de Caroline du Nord essaya de l’arrêter de prêcher la doctrine de sanctification pour insubordination… Crumpler là-dessus se retira de l’ église « dans l’intérêt de la paix et de l’harmonie… et forma une nouvelle dénomination « celle de ceux qui ont été sauvés et sanctifiés, beaucoup de ceux qui n’appartinrent à aucune église et beaucoup de ceux qui partirent de leurs églises pour professer la sainteté auraient pu avoir une église convenable à la maison» » Ce groupe de persécutés devint la semence du Mouvement Pentecôtiste !
Sources
Vinson Synan. The Holiness-Pentecostal Movement, (Grand Rapids, MI: Wm. B. Eerdmans Publishing, 1971), p. 14
Ibid, p. 17.
John Leland Peters, Christian Perfection and American Methodism, (New York: Abingdon Press, 1956), p. 88.
Synan, p. 53-54.
Ibid, p. 18.
Synan, p. 21.
Ibid, p. 67.
Ibid, p. 72.
Layzell, p. 2-3 (1954).